Atrilia

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fr ATRILIA, LE CONTINENT DU SUD...

Ce continent se divise en six grandes civilisations : du nord-ouest au sud-est, l'Hindustan, le Istan, le Haran, le Gyptos, le Dogobar et le Klesh. La campagne atrilienne couvre toutes les régions entre le Gyptos et le Klesh.
Il s'agit d'une campagne assez ancienne, puisqu'elle a commencé en 1996.

Tous les mots en gras sont définis dans le lexique.

LE GYPTOS


Ce pays s'étend tout le long du fleuve sacré, le Naïl. Les crues régulières de ce fleuve arrosent et fertilisent le désert, permettant aux Gyptiens (9 millions) de se nourrir aisément.
Ils sont passés maîtres dans les techniques d'irrigation, repoussant toujours un peu plus les limites du désert. Le Gyptos est dirigé par le Pharos ; descendant direct de Seth, il règne en maître absolu sur ce pays ancré dans la tradition. Seth est évidemment le dieu principal et omniprésent. La classe dirigeante : scribes, prêtres, guerriers ne représente que dix pour cent de la population. Tous les autres sont des roturiers qui ne possèdent rien mais sont entièrement dévoués à Seth et au Pharos. Le clergé de Seth est omnipotent et fait régner la terreur. Défier Seth est chose des plus risquées. Le culte est rendu par les prêtres dans les innombrables temples de l'empire, le peuple n'étant pas autorisé à pénétrer dans les parties couvertes des temples. Les grandes pyramides jouent un rôle tout particulier dans les rapports entre cette région et Seth. En effet, en plus d'être des tombeaux pour les différents Pharos, elles sont des catalyseurs d'énergie divine. Leur puissance est suffisante pour repousser la magie sauvage qui rayonne du Haran, et sont connues dans l'univers tout entier.

Les prêtres de Seth jouent avec les forces infernales et invoquent nombre de créatures étranges pour accomplir leur mission : punir les infidèles et faire régner une peur religieuse.
Dans la partie haute du Naïl la société est si rigide qu'il est très difficile de jouer des aventuriers. Les Mille et Une Nuits sont ici remplacées par une ambiance hybride entre Kafka et Brazil.

Le Gyptos est également connu pour ses terribles armées d'esclaves kushites disciplinés par la terreur. Dans la partie basse de l'empire, le delta du Naïl, la vie est plus détendue. Le Pharos et son clergé sont toujours les maîtres incontestés, mais de nombreux autres cultes ont fleuri, certains parfois en opposition nette avec le culte maléfique de l'Ordre. Dans cette région, commerçants, penseurs, marins et même étrangers peuvent se retrouver.



LE DOGOBAR


Au sud du terrible désert du Kwawesi s'étend la savane du Punt.
Ses habitants, les Xolas, sont de fiers nomades de grande taille, qui mènent une existence rude. Ils ne se nourrissent que de lait caillé et du sang fumant qu'ils prélèvent sur l'animal vivant en incisant la jugulaire avec une pointe de flèche. Les plus braves d'entre eux chassent le lion pour prouver leur valeur et se parer de sa fourrure.
Ils n'adorent aucun dieu, n'évoquent que rarement la Déesse-Mère, et sont habitués à ne compter que sur eux-mêmes. Les Xolas sont accueillants avec les étrangers, tant que ceux-ci ne leur imposent rien et respectent leurs coutumes.

L'étonnante civilisation du Dogobar s'est épanouie sur la côte de la mer des Sirènes, seule à avoir construit des cités ; seul peuple à la peau sombre qui adore les Dieux Extérieurs.
Fondée par le vampire gyptien Kem, convertie à l'Ordre par l'imám meshuesh Suheil, cette civilisation a prospéré pendant des siècles sur les vertes collines au sud du Punt.
Mais les dernières années furent rudes pour le Dogobar, qui a connu la guerre et l'incertitude. Le jeune ómukama (roi) Lalibêa a récemment repris en main la destinée de son pays et est bien déterminé à lui rendre sa gloire passée. Toutefois, ses nombreux ennemis veillent à lui barrer la route...
C'est autour du Dogobar qu'est principalement centrée la campagne atrilienne.



LE KLESH


Territoire immense et inconnu, il s'étend au Sud du Haran et du Dogobar, au delà du désert du Kwawesi et de la chaîne infranchissable du Dongolo. Ce territoire est oublié des Dieux Extérieurs.
Les hommes qui le peuplent se sont très vite éloignés du but divin : contrôler la magie sauvage. En effet celle-ci est inexistante au Klesh.

Le Klesh était la boue originelle, le magma dans lequel les Dieux Chthoniens dormaient. Lorsque les hommes atteignirent cette étendue sans fin, ils hésitèrent à marcher dessus. Mais peu à peu ils s'enhardirent ; elle était solide sous leurs pas, elle les protégeait de la chaleur le jour en exhalant une fraîcheur réconfortante. La nuit elle les enveloppait de sa douceur. Très vite ils comprirent que cette boue leur procurait tout. Ils eurent l'idée d'y planter des graines qui donnèrent immédiatement les plus beaux arbres et les plus beaux fruits.

Lorsque Apep fut réveillé par Seth, c'est du Klesh qu'il émergea ; là il vit les hommes et les considéra immédiatement comme ses enfants. Il les invita à se plonger dans la boue. Leurs sens et leur force s'accrurent, leur peau s'assombrit mais ils perdirent à tout jamais le pouvoir de contrôler la magie sauvage.

Plus tard, lorsque Seth enferma Apep sous le Borzeï, la Déesse-Mère fit pousser une immense forêt sur tout le Klesh, pour protéger ses enfants de l'emprise des Dieux de l'Ordre. Elle la peupla d'animaux qui sont la réincarnation des esprits des hommes.

Chaque tribu, chaque famille, possède son animal sacré qu'elle ne tuera jamais.

Les offensives des dieux de l'Ordre sur le Klesh ont toujours été un échec. À chacun de leurs assauts, la terre tremblait, de ses entrailles sortait de la lave en fusion, mettant en déroute les légions d'anges ou de diables. Ainsi sont nés les volcans du Klesh, leurs éruptions sont redoutées, mais la lave donne à la terre une fertilité prodigieuse.

La face sud de la grande chaîne du Dongolo n'est habitée que par d'obscurs chamanes, certains nécromants et nombre de créatures inquiétantes. Cette chaîne de montagnes est parsemée de volcans et certains cratères assoupis sont des portes pour pénétrer dans l'essence même de la Chthone.

Au sud du Dongolo et du Dogobar commence la forêt profonde. Ici, les hommes profitent pleinement des dons de Kwuztlu, la Déesse-Mère. Tout n'est qu'abondance. La vie s'écoule en de longs palabres à l'ombre des grands arbres. Toute la nuit, les danses au son des tambours miment les combats des enfants de Djáh et de Kwuztlu contre les forces des Dieux Extérieurs et des sorciers de l'Ordre. Ils révèrent leurs ancêtres et les animaux dans lesquels ceux-ci sont réincarnés (différents pour chaque tribu). Les chefs existent, mais les décisions ne peuvent être prises qu'à l'unanimité par un conseil plus ou moins élargi, le temps ne compte pas... Les chamanes vivent à l'écart, leurs avis sont écoutés mais ils prennent peu part à la vie de la communauté. Il existe d'autres "jeteurs de sorts", plus proches des Nzu-Klesh qui manient le poison et les herbes guérisseuses, lisent l'avenir et pratiquent l'envoûtement vaudou. Les tribus ne sont pas toutes semblables : certaines se livrent plus au vaudou, d'autres savent parler à leur animal fétiche et se mêlent étrangement à lui. Certains ne vivent que dans les arbres, plus près du soleil, le sous-bois étant dans la pénombre complète et n'abritant que des créatures adorant la face vieille de Kwuztlu.

Il y a d'autres montagnes avec des grottes et des rivières souterraines qui mènent aux secrets de la Chthone. Il y a des lacs immenses, des côtes abritées par une barrière de corail. Au centre de la forêt subsiste un grand lac de boue chaude, lieu sacré entre tous.

Il est à noter qu'au Klesh, les pouvoirs magiques des sorciers, ainsi que ceux des prêtres des Dieux Extérieurs, sont grandement diminués. De plus ces prêtres rencontreront une méfiance instinctive de la part de toutes les créatures du Klesh.


en ATRILIA, THE SOUTHERN CONTINENT...

This continent is home to six great civilisations; from the Northwest to the Southeast, they are: Hindustan, Istan, Haran, Gyptos, Dogobar and Klesh. The Atrilian Campaign is set in the lands between Gyptos and Klesh.
This is quite an old campaign, since it has been running since 1996.

All bold words are defined in the glossary of the Atrilian Campaign.



GYPTOS


This land lies along the banks of the sacred river Naïl. The regular floods of the river dampen and fertilise the desert, enabling the 9 million Gyptians never to experience famine.
The people of Gyptos master all the techniques of irrigation, and the limits of the desert are being driven farther every year. Gyptos is ruled by the Pharos; as a direct descendent of Seth, his rulership is absolute in this conservative country. Of course, since Seth is the main god worshipped in Gyptos, his presence is felt everywhere. The ruling castes: scribes, priests, warriors make up but ten per cent of the global population. The rest are commoners who don't own anything but are nevertheless fanatically devoted to Seth and the Pharos. The clergy of Seth is mighty and rules with an iron hand. To defy Seth is something nobody would even think of. The worship of Seth takes place in the many Gyptian temples into whose concealed halls no commoner is allowed to enter lest the temple be spoilt. The large pyramids play a most peculiar rôle in the relationship between this land and Seth. As a matter of fact, these pyramids are not only the tombs of the various Pharoi, they also are catalysers of divine energy. Their power is such that wild magic is inoperant in Gyptos, even though the magical land of Haran is so near. This wonder is known all over the world.

The priests of Seth like to play with infernal beings and to summon all manners of queer creatures to help them in their mission: punish the unbelievers and enforce their rule of religious terror.
In the upper valley of the Naïl river, society is so conservative that it is difficult to stage any adventures there. The Arabian Nights flavour of the campaign gives way to a much more somber setting, half way between Kafka and Brazil.

Gyptos is also well-known for her notorious army of Kushite slaves, commanded through discipline and terror. In the lower valley and the delta of the Naïl, life is somewhat more tranquil. The Pharos and his clergy still rule unchallenged, but several other cults have flourished, some even sometimes opposing the teachings of Seth's clergy. In this region, merchants, philosophers, sailors and even foreigners may meet and trade.



DOGOBAR


South of the terrible Kwawesi Desert lie the arid plains of Punt.
Its inhabitants, the Xolas, are tall and fierce nomad warriors who lead a harsh life. They only sustain themselves on a diet of clogged milk and warm blood that they obtain from their vast herds of semi-domestic animals. The bravest among them hunt lions to prove their valour and to sport its hide.
They worship no gods, pray only seldom the Earth Mother, and usually keep to themselves. The Xolas are warm to strangers, as long as the latter do not interfere with their customs.

The stunning civilisation of Dogobar flourished by the Siren Sea. Its people, the only ones having built cities in this area, are the only black-skinned men worshipping the Outer Gods.
Founded by the Gyptian vampire Kem, converted to the worship of Order by the Meshuesh imám Suheil, this civilisation has prospered for centuries amidst the rolling hills south of Punt.
But the very last years were unkind to Dogobar, bringing war and uncertainty. The young ómukama (king) Lalibêa has recently pledged to restore Dogobar's former glory. Yet he has enough enemies to make sure this task will be a difficult one...
The Atrilian Campaign is mostly centred around Dogobar.



KLESH


This huge and uncharted land lies south of Haran and Dogobar, beyond the Kwawesi Desert and the impassable Dongolo mountain range. This land lies as if forgotten by the Outer Gods.
The men of Klesh never did what they were meant to by the Outer Gods: control wild magic. As a matter of fact, the latter does not exist in Klesh.

Klesh is made of the original mud, of the magma in which the Chthonian Gods were sleeping. When the first men reached this neverending territory, they hesitated before daring tread onto it. Yet they slowly got more courageous and eventually did it. This mud seemed hard under their feet, it protected them from the Atrilian heat by letting out a pleasant freshness. By night, it let out a comforting warmness. These men quickly understood that this mud could give them anything they needed. They decided to plant seed in it, and they immediately witnessed the growth of the most beautiful trees carrying the best fruit.

When Apep was awaken by Seth, he came out of Klesh. In this land, he saw the men and considered them as his children. He suggested them to bathe in the sacred mud. Their senses and their strength grew, their skin became dark but they lost the power to control wild magic.

Later, when Seth managed to trap Apep under the Borzeï, the Earth Mother made a huge forest grow all over Klesh to protect her children from the wrath of the Outer Gods. She had the spirits of men come back to this forest as animals.

Each tribe, each family has its own totem animal that they would never harm.

The Outer Gods planned great battles against Klesh. None of them succeeded. At each assault, the earth would quake, chasms would appear spurting out molten lava, and the armies of Order, angels and devils, would flee. Thus were created the volcanoes of Klesh, whose eruptions are feared, but whose lava yields a wonderful fertility.

The southern sloped of the Dongolo mountain range are uninhabited but for some obscure shamans, some necromancers, and many frightening creatures. This mountain range is dotted with volcanoes and some of their sleeping craters are actually gates to enter into the very essence of the Chthone.

South of Dongolo and Dogobar starts the primaeval forest. Here men take advantage of everything Kwuztlu, the Earth Mother, has to offer. Everything is aplenty. Life slowly rolls in quiet conversations under the shade of large trees. By night, dances by the sound of drums mimic the combats of Djáh's and Kwuztlu's children against the forces of the Outer Gods and their wizards. The people worship their ancestors and the animals in which they are reincarnated (different from one tribe to another). They have leaders, but decisions may only be taken by a unanimous vote of the council of all the families; time does not matter... The shamans live by themselves, their advice is taken in consideration but they do not really participate in the life of the community. There are other "spell casters", like the Nzu-Klesh who master poison and healing herbs, predict future and dabble in voodoo possessions. Every tribe is different: some of them take part in voodoo rituals, some others know how to speak to their totem animal and mix with it in strange ways. Some only live in trees, closer to the sun, the darker parts of the forest being home to somber creatures worshipping the elder face of the Mother.

There are other mountains with caverns and underground rivers leading to the secrets of the Chthone. There are huge lakes, there is a coast line protected by a coral barrier. In the centre of the forest still lies a large lake of warm mud, the sacrest Chthonian holy site.

It is to be noted that, in Klesh, the magical powers of wizards, as well as those of the priests of the Outer Gods, are greatly reduced. Moreover, the latter will be met by a widespread and instinctive dislike from all Kleshite creatures.