Du Monde de Holobar

La gazette de la Campagne Atrilienne
nº10

Par MC Gianni
© juillet 1997

Résumé des événements des trois premières semaines du 3me mois de Shemu de la 1re année du règne de Lalibêa (3me Shemu, 1 L).

Éditorial

Salut à tous

Un retard MONSTRE dans la campagne atrilienne, dû avant tout a la naissance de l'héritier de la famille Vacca, j'ai nommé Nicola le plus beau bébé du monde (si si) :-) ainsi qu'à un pic de Dirac dans mon boulot.

Mais bon, la campagne continue...

De nouveaux joueurs sont même venus nous rejoindre, remplissant le vide dans des postes-clefs tels que le leadership phéacien et le prince Nari.

La liste de tous les joueurs actifs est dispo sur le site ainsi qu'à la page des communications (menu déroulant).

Deux autres joueurs nous ont rejoints :
Lasse, qui jouera le cheikh des Seballas,
Emmanuel, qui jouera le chef rebelle Drahcir Skoorb.
Pour l'instant, ils ne sont pas accessibles par la page des communications.

Vous pouvez leur écrire (ainsi qu'à tous les autres si vous n'avez pas d'accès au web) par mon intermédiaire.

Dernières nouvelles

ENFIN LA MOUSSON

La mousson a enfin atteint l'est atrilien. La nature, desséchée par le rude soleil atrilien, n'en pouvait mais.

Les pluies arrosent toutes les régions concernées par la campagne, sans exception : des steppes du Punt aux sombres jungles kleshites, de l'ingrat plateau Githzerai jusqu'à la Mer des Sirènes, ce ne sont que précipitations nuit et jour.

Pendant trois mois, presque toute activité humaine s'arrête. Les paysans ne peuvent plus travailler la terre, les chasseurs ne peuvent plus s'aventurer dans les forets, les marins n'osent affronter les flots déchaînés.

Seuls les Nomades Xolas du Punt intérieur peuvent encore se déplacer, leur pays étant le moins arrosé lors de la mousson.

SHEDET : APRES LE PUTSCH, LA DESTRUCTION

Après avoir tué Sebekemhat, le gouverneur gyptien de Shedet, les troupes rebelles du chef mercenaire Maummar des Meshuesh se sont portées sur le port fortifié de Shedet et sur son chantier naval.

Là, un rude combat a opposé les insurgés aux troupes restées fidèles au Gyptos.

Les trois unités rebelles (deux de mercenaires meshuesh aguerris, une d'esclaves affranchis) ont affronté dans la plaine une unité gyptienne et deux unités kushites.

À gauche des unités gypto-kushites, une crête occupée par des archers kushites, à leur droite : la mer.

Mais cependant que les deux armées de force à peu près égale s'engageaient en plaine, des éclaireurs Xolas qui avaient rallié le nouveau maître de Shedet escaladaient la crête par le sud, surprenaient les archers kushites et les prenaient à revers.

Ce fait d'armes mineur allait avoir des répercussions sur toute la bataille : décimés, les archers fuient vers la plaine, entraînant dans leur panique les autres unités kushites.

Finalement, seuls les Gyptiens résisteront jusqu'au bout mais seront contraints de se rendre.

Maummar exécutera immédiatement les chefs gyptiens, mais permettra aux fantassins vaincus de se replier vers Pi-Âbet (à 500 km au nord), sans eau, sans nourriture.

Après sa victoire, Maummar rassemble tous les hommes adultes de Shedet et les exécute. Les femmes et les enfants sont faits prisonniers. La ville et le port fortifié sont pillés, les navires réquisitionnés. Le butin y est entassé.

Puis la ville et toutes les installations gyptiennes sont brûlées. Les vainqueurs, les esclaves affranchis et les prisonniers forment une immense colonne qui se dirige vers le sud...

BÚDJUMBO REVIT

Apres deux semaines de dure marche a travers les gorges du Punt oriental, rendues traîtresses par les orages permanents, la colonne conduite par Maummar atteint les ruines de Búdjumbo, la mythique cité ndogo du Punt méridional, détruite par une coalition de Nomades Xolas il y a environ sept ans.

Maummar décide de s'y installer et rebaptise Búdjumbo "la libre Cité de Búdjumbo" dont il devient naturellement le gouverneur.

Tandis que ses troupes explorent les ruines de la cité et déblaient les détritus et les monceaux de sable apportés par le vent, ses auxiliaires Xolas explorent la région et établissent les premiers contacts avec les Seballas et les Awilis du coin.

Mais des rumeurs comme quoi la ville serait hantée circulent déjà parmi ses nouveaux habitants...

COMBATS SUR LA CÔTE AD'ANTI

Les sept bateaux meshuesh trouvent une petite crique au sud du Zandj et y mouillent pour aller chercher du ravitaillement, et aussi pour s'abriter un peu de la mousson.

Des chaloupes débarquent à terre 300 à 400 fantassins qui partent immédiatement chercher eau et nourriture.

Tout autour, les cavaliers ad'anti et les fantassins ndogo attendent, bien planqués, et les suivent tandis qu'ils s'enfoncent dans le pays ad'anti.

Une heure plus tard, l'attaque est déclenchée. Les cavaliers ad'anti attaquent frontalement les fantassins confédérés, les troupes de Lalibêa les contournent pour les prendre à revers.

Mais soudain des rais de lumière aveuglants partent des rangs confédérés et frappent les chevaux ad'anti, qui se cabrent ou qui font demi-tour et fuient. Sur 750 cavaliers ad'anti, seuls 200 terminent leur charge, et sans avoir pu l'exploiter à fond.

C'est la mêlée.

Les troupes de Lalibêa, quant à elles, s'arrêtent soudain et refusent d'attaquer les confédérés.

La mêlée tourne à l'avantage des confédérés, les cavaliers ad'anti replient en bon ordre et vont rejoindre leurs camarades désorientés en retrait, coupant toute possibilité de retraite aux confédérés.

Ceux-ci disparaissent alors dans une épaisse obscurité, s'enfonçant un peu plus loin en territoire ad'anti...

Pendant ce temps-là, les pirogues ndogo et kleshites attaquent les bateaux qui mouillaient dans la petite crique. Des nids de frelons sont jetés a travers les écoutilles sur les rameurs, des câbles sont lancés sur les ponts pour préparer l'abordage.

Pendant cinq à sept minutes, on entend des cris s'élever des rangs des rameurs meshuesh.

Mais voila que les insectes... ressortent des galères et attaquent décidément les pirogues, tandis que des boules de feu et des nuages puants s'abattent sur les Bandogo et les Kleshites qui déroutent.

Face à tant de sorcellerie, Lalibêa décrète une trêve et entame des pourparlers avec Ibrahim, le capitaine de la flotte meshuesh.

Finalement, les Meshuesh acceptent de faire demi-tour et de ne pas traverser la Mer des Sirènes, dont Lalibêa se prétend le suzerain.

Les bateaux meshuesh repartent vers le nord, escortés par les pirogues ndogo-kleshites.

Quelques km plus au nord, les bateaux s'arrêtent pour rembarquer les fantassins qui avaient fui les combats ; ceux-ci attendent sur la plage les chaloupes qui leur permettront de revenir a bord.

Mais les cavaliers ad'anti surgissent de la foret, majestueux, dans leur plus belle tenue de guerre, et chargent les fantassins au son de leurs tam-tams. Ces derniers, avec une rapidité surprenante, adoptent une position en rangs très serres, en chevron, tous les hommes tenant leur lance en avant et se protégeant derrière le bouclier de leur voisin.

Le choc est très rude, mais les troupes confédérées tiennent bon. Les ad'anti se recueillent alors pour préparer un deuxième assaut, mais ils reçoivent pendant leur deuxième charge une volée de projectiles divers, flèches, javelines, javelots, issus de deux unités confédérées qui étaient restées cachées derrière la crête d'une dune.

La charge est brisée, et nombre de cavaliers sont blessés ; les autres sont contraints de se replier.

Les confédérés profitent de ce répit pour rembarquer sur les chaloupes qui arrivent enfin sur la plage.

MERTIBERIA INNOVE

Mertiberia, le nouveau cheikh des Awilis, innove encore.

Après avoir rassemblé par la force la quasi-totalité des clans awilis sous sa férule, après avoir construit des "villes mobiles" pour centraliser le troc et l'artisanat, il sédentarise l'une d'entre elles pour en faire un pôle d'attraction au Punt.

Mais les premiers contacts avec les voisins seballas ne se sont semble-t-il pas très bien passés, puisque ces derniers ont été sommés de quitter le territoire awili... drôle de façon d'attirer le chaland !

QART QATON PREND FORME

La ville nouvelle phéacienne de Qart Qaton, sur la cote ndogo, prend forme. Si les palais "en dur" sont encore loin d'être achevés, les petites maisons en brique et les murs de la ville sont en grande partie termines.

LES PHÉACIENS EVACUENT LE PAYS DES HOMMES-DRAGONS

Bien que finalement l'issue de la bataille contre les Hommes-Dragons leur eût été plutôt favorable, les Phéaciens ont abandonné toutes leurs installations au Pays des Hommes-Dragons.

Les troupes qui s'y trouvaient ont été redéployées vers les autres possessions phéaciennes de la région.

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