| B |
Bai
- Province : Dali (toutes époques)
- Groupe ethno-linguistique isolé
- Langue autochtone : le bai. Les élites parlent chinois.
- Religion : bouddhisme mahayanique
- Société patriarcale
- Les Bai pratiquent l'agriculture et l'élevage. Jouant habilement des dissensions entre Birmans,
Chinois et Tibétains, les Bai maintiennent un État indépendant jusqu'à l'époque Yuan.
Certains Bai, d'origine urbaine, exercent donc des professions "civilisées".
- À l'époque Tang, les Bai peuvent fournir des PNJ marchands ou bonzes qui s'efforcent
de diffuser le bouddhisme mahayanique en Chine.
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Buyi
- Provinces : Tibet oriental, Sichuan (époque Tang) ; Dali, Sichuan, Yunnan
(autres époques)
- Groupe ethno-linguistique taï
- Langue autochtone : le buyi.
- Religion : polythéisme et animisme "primitifs"
- Système de parenté bilatéral
- Les Buyi pratiquent la riziculture et l'artisanat.
- Les Buyi peuvent fournir des PNJ artisans itinérants ou des exorcistes (les exorcistes Buyi chassent
les esprits en utilisant des masques magiques).
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| C |
Chinois (Han)
- Provinces : Gansu, Chine du nord, Sichuan, Chine du sud (époque Tang) ;
Gansu, Chine du nord, Sichuan, Chine du sud, Yunnan (époques Yuan et
Ming) ; Gansu, Chine du nord, Sichuan, Chine du sud,
Yunnan, Liao, Hainan, Formose, Dayue (époque Qing)
- Groupe ethno-linguistique chinois
- Langue autochtone : les différents dialectes du chinois.
- Religion : les "trois religions" (époques Tang et Yuan),
puis majoritairement la religion syncrétique (époques Ming et Qing)
- Société patriarcale
- Les Chinois constituent la société la plus évoluée de l'espace géographique qui nous intéresse, avec
un fort pouvoir d'attraction vis-à-vis des autres peuples de la région qui, souvent spontanément et
non sous la pression des Han, voudront intégrer la sphère chinoise (phénomène de sinisation).
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Coréens
- Province : Corée (toutes époques)
- Groupe ethno-linguistique isolé
- Langue autochtone : le coréen. Les élites écrivent en chinois.
- Religion : principalement bouddhisme mahayanique et chamanisme (époques Tang et
Yuan), puis une espèce de religion syncrétique, comme en Chine, alors même que le
néo-confucianisme est proclamé religion d'État et que le bouddhisme est persécuté (époques Ming
et Qing)
- Société patriarcale
- Très tôt, les Coréens fondent des États avancés, sur le modèle chinois, qui parviennent à rester
indépendants malgré l'appétit de conquête des Chinois et des Japonais. De nombreuses inventions que
l'on croit chinoises sont en réalité coréennes (ex. : l'imprimerie).
- Les Coréens peuvent fournir des PNJ mercenaires (tirer leur TAI sur 2d6+6), ou des bonzes venus en Chine
pour parfaire leur connaissance des textes bouddhiques ou pour éviter les persécutions à leur encontre.
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| D |
Djourtchètes (Nüzhen)
- Provinces : Sibérie centrale, Heilong, Mandchourie (époques Yuan et Ming)
- Groupe ethno-linguistique toungouse
- Langue autochtone : le djourtchète. Un PNJ Djourtchète aura vraisemblablement des notions de mongol
ou de qidan.
La langue djourtchète sert de langue diplomatique entre les peuples nomades aux époques Yuan
et Ming.
- Religion : chamanisme. Certains Djourtchètes pourront avoir été individuellement convertis au lamaïsme
à l'époque Yuan.
- Société clanique et tribale
- Les Djourtchètes sont des chasseurs forestiers semi-nomades.
Selon les époques, ils sont soumis à leurs voisins Mongols ou Qidan, ou fondent eux-mêmes des dynasties sur
le modèle chinois. Dans ce dernier cas, ils se sinisent assez rapidement.
- Les PNJ Djourtchètes suivent les règles de l'extension Vent des steppes.
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Dong
- Provinces : Dali, Yunnan (toutes époques)
- Groupe ethno-linguistique taï
- Langue autochtone : le dong.
- Religion : polythéisme et animisme "primitifs"
- Les Dong ont une société aristocratique et capturent des esclaves chez les peuples voisins.
- Les Dong pratiquent la riziculture et l'élevage.
- Les Dong peuvent fournir des PNJ mercenaires ou éclaireurs. Les mercenaires ne portent pas d'armure mais se
protègent d'un bouclier de bois (équivalent à une rondache) ; ils sont armés d'une épée de bronze ou d'un
épieu. Les éclaireurs sont équipés d'un arc et d'une hache.
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Dzoungares/Kalmouks/Oirat
- Provinces : Mongolie Extérieure, Mongolie Intérieure et Amdo (époque Ming) ;
principalement Dzoungarie et Amdo, mais également Tarim et Turkestan (époque Qing)
- Groupe ethno-linguistique mongol
- Langue autochtone : le mongol occidental.
- Religion : lamaïsme. Les Dzoungares sont des défenseurs zélés du bouddhisme tibétain et pourchassent
inlassablement les nomades musulmans (qui le leur rendent bien).
Toutefois, à partir du milieu du XVIIIe siècle, la menace mandchoue
contraint les Dzoungares à s'allier avec les nomades musulmans de Haute-Asie.
- Société féodale gardant des traits claniques et tribaux
- Les Dzoungares pratiquent un pastoralisme nomade extensif, y compris dans les zones montagneuses, à la
différence des autres peuples de leur groupe ethno-linguistique.
À la fin du XVIIe siècle, les Mongols proprement dits [Mongols orientaux]
s'allient aux Mandchous et contribuent à la création de l'empire des Qing. Par réaction, les Mongols
occidentaux s'unissent sous la conduite des Oirat et fondent un empire kalmouk rival de celui des Qing.
À la fin du XVIIIe siècle, les Mandchous parviennent à détruire l'empire
kalmouk. Ce sera le prélude à l'annexion de la Dzoungarie et du Tarim à l'empire des Qing.
- Les PNJ Dzoungares suivent les règles de l'extension Vent des steppes.
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| H |
Hmong (Miao)
- Provinces : Sichuan, Dali (époque Tang) ; Dali, Yunnan (époque
Yuan) ; Dali, Yunnan, Dayue (époque Ming) ; Dali,
Yunnan, Dayue, Pays Lao (époque Qing)
- Groupe ethno-linguistique miao-yao
- Langue autochtone : le hmong.
- Religion : chamanisme
- Les Hmong ont une société clanique à filiation patrilinéaire.
- Les Hmong sont des paysans de tradition nomade. Ils sont implantés sur les pentes les plus hautes (en général
au-dessus de 1000 m) et pratiquent les brûlis de forêt.
Ainsi, si les Hmong sont présents sur un territoire immense, ils ne sont en réalité pas très nombreux car ils
n'occupent que les reliefs les plus élevés et laissent aux autres peuples, mieux organisés et mieux outillés,
les vallées et les plaines.
- Les Hmong peuvent fournir des PNJ colporteurs ou musiciens. Il est à noter que les Hmong ont toujours causé
du souci aux autorités chinoises et n'ont été pacifiés qu'à la fin de l'époque Qing. Les Hmong
ont été parmi les premiers peuples barbares du sud à adopter les armes à feu. À la fin de l'époque
Qing, les Hmong fabriquent leurs propres fusils.
Seuls les chefs Hmong montent à cheval.
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Hui
- Provinces : Gansu, Yunnan (époques Yuan à Qing)
- Groupe ethno-linguistique chinois
- Langue autochtone : les différents dialectes du chinois mandarin. Les plus pratiquants ont une assez
bonne connaissance de l'arabe littéraire.
À l'époque Yuan, les Hui sont bilingues chinois-persan.
- Religion : islam sunnite
- Société patriarcale
- Les Hui vivent en ville autour de leurs mosquées et pratiquent certains métiers bien spécifiques, principalement
liés au commerce.
- Les Hui sont des Chinois convertis à l'islam sunnite. À l'époque Yuan, ils sont protégés par
les autorités ; à l'époque Qing, ils sont persécutés.
De manière générale, les relations sont tendues entre Han et Hui, alors même que seule la
religion permet de les distinguer. Dans la société confucianiste
chinoise, seule la carrière des armes est ouverte aux Hui, qui fournissent de nombreux spécialistes des
arts martiaux.
Ainsi les Hui peuvent fournir des PNJ soldats, caravaniers, marchands, aubergistes, artisans du cuir.
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| J |
Japonais
- Province : Japon (toutes époques)
- Groupe ethno-linguistique isolé
- Langue autochtone : le japonais. Les élites écrivent en chinois.
- Religion : principalement bouddhisme mahayanique. Il reste dans les campagnes des vestiges de l'ancien
chamanisme et d'un polythéisme "primitif" (culte des kami, divinités locales). Ces vestiges
sont incorporés au bouddhisme populaire et au bouddhisme ésotérique.
Lors de la restauration nationaliste de Meiji, en 1868, certaines écoles bouddhistes sont dissoutes, et
l'ancien culte des kami est proclamé religion nationale sous le nom de shintô.
- Société patriarcale
- Très tôt, les Japonais fondent un État avancé, sur le modèle chinois, qui se nourrit des influences chinoise
et coréenne pour la culture, la religion et l'organisation politique. Toutefois, les Japonais resteront
soigneusement à l'écart des vicissitudes du continent, à de rares exceptions près (cf. ci-dessous).
- Jusqu'à la restauration de Meiji (1868), le Japon est un pays qui vit pratiquement coupé du reste du monde.
Les seules occasions de rencontre entre des PNJ Japonais et des PJ Chinois sont : les deux tentatives
d'invasion du Japon de la part des Mongols sous la dynastie Yuan (1274 et 1281), les raids des
pirates japonais dits Wokou sur les côtes chinoises sous la dynastie Ming, et la
longue guerre d'occupation de la Corée de la part des Japonais, également sous la dynastie Ming
(1592-98).
Après la restauration de Meiji, le Japon devient le modèle vers lequel se tournent les Chinois épris d'idées
modernistes. À la fin de l'époque Qing, de nombreux républicains ou révolutionnaires chinois
vivent en exil au Japon.
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| L |
Laos
- Provinces : Pays Shan, Yunnan (époque Tang) ; Yunnan (époque
Yuan) ; Pays Lao (époques Ming et Qing)
- Groupe ethno-linguistique taï
- Langue autochtone : le lao.
- Religion : jusqu'à l'époque Yuan, polythéisme et animisme "primitifs" ; à
partir de l'époque Ming, bouddhisme hinayanique
- Les Laos ont une système de parenté indifférencié ; ils résident dans des villages égalitaires
gérés par une sorte de "conseil des anciens"
- Jusqu'à l'époque Yuan, les Laos pratiquent la riziculture inondée en plaine, et sur brûlis
dans les montagnes ; à partir de l'époque Ming et de leur conversion au bouddhisme
hinayanique, les Laos fondent des seigneuries puis un royaume "civilisés".
À l'époque Qing, les Laos tombent sous domination siamoise puis française.
- A priori, des PJ Chinois ne rencontreront des PNJ Laos qu'aux époques Tang et
Yuan, lorsque les Laos ne se différencient guère des autres barbares du groupe
ethno-linguistique taï.
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Li
- Provinces : Hainan (toutes époques)
- Groupe ethno-linguistique taï
- Langue autochtone : le li.
- Religion : animisme "primitif" teinté de taoïsme
- Les Li ont une société patriarcale ; toutefois, une certaine indépendance est laissée aux femmes, mêmes
mariées, tant qu'elles n'ont pas eu d'enfant
- Les Li pratiquent la riziculture, inondée en plaine, sur brûlis en montagne
- Les Li ont toujours essayé de résister à la colonisation chinoise de l'île de Hainan, opposant une résistance
farouche à l'envahisseur Han, notamment sous les Ming.
Les Li sont armés d'un épieu et se protègent avec des boucliers de cuir (équivalents à un petit bouclier).
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Lisu
- Provinces : les versants montagneux à la frontière entre le Tibet, le Yunnan et la
Birmanie (toutes époques)
- Groupe ethno-linguistique tibéto-birman
- Langue autochtone : le lisu.
- Religion : culte des ancêtres
- Les Lisu constituent une société à consensus : les décisions sont prises par une assemblée regroupant les hommes
les plus influents de chaque clan
- Les Lisu sont agriculteurs-éleveurs
- Les Lisu pratiquent volontiers le banditisme aux dépens des marchands chinois qui essaient de commercer avec la
Birmanie, se retirant dans leurs villages inaccessibles après chaque razzia.
Les Lisu sont armés d'un épieu et se protègent avec une armure de cuir.
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| M |
Mandchous
- Provinces : Heilong et Mandchourie principalement, mais aussi toutes les provinces de l'Empire chinois
(époque Qing)
- Groupe ethno-linguistique toungouse
- Langue autochtone : le mandchou. Un PNJ Mandchou aura vraisemblablement des notions de mandarin du nord
s'il est originaire du Heilong ou de la Mandchourie ; il parlera parfaitement un dialecte chinois (selon sa
province d'origine) s'il habite à l'intérieur de l'Empire chinois. À la fin de l'époque Qing,
les Mandchous de Chine, complètement sinisés, ont abandonné l'emploi de la langue mandchoue.
- Religion : originellement chamanistes, les Mandchous de Chine se convertissent au lamaïsme. Les Mandchous
sinisés adoptent les pratiques religieuses des Han.
- Société tribale (les tribus mandchoues sont appelées "bannières"). Même les Mandchous sinisés
gardent conscience de la bannière dont ils sont issus.
- Les Mandchous sont originellement des chasseurs forestiers semi-nomades. Aux contact des Han, ils adoptent
leur mode de vie axé sur l'agriculture, cependant que les Mandchous de Chine constituent l'aristocratie
militaire de l'Empire à l'époque Qing.
Les Mandchous sont les descendants directs des Djourtchètes des époques Yuan
et Ming.
- Les PNJ Mandchous du Heilong et de Mandchourie ou des garnisons militaires de Chine suivent les règles de
l'extension Vent des steppes.
Les Mandchous sinisés utilisent les règles usuelles de création de personnages (tirer leur TAI sur 2d6+6).
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Mongols
- Provinces : Sibérie occidentale, Sibérie centrale, Bouriatie, Mongolie Extérieure, Mongolie Intérieure,
Gansu, Amdo, Chine du nord, Chine du sud, Sichuan, Yunnan (époque Yuan) ;
Bouriatie, Mongolie Extérieure, Mongolie Intérieure, Dzoungarie, Tarim (époque Ming) ;
Bouriatie, Mongolie Extérieure et Mongolie Intérieure (époque Qing)
- Groupe ethno-linguistique mongol
- Langue autochtone : le mongol. À l'époque Yuan, un PNJ Mongol de rang élevé aura des
notions de chinois ou de djourtchète.
- Religion : chamanisme et/ou lamaïsme, selon le clan ou la tribu. Une minorité de clans a adopté le
nestorianisme.
- Société clanique et tribale
- Les Mongols pratiquent un pastoralisme nomade extensif.
Peu avant le début de l'époque Yuan, les conquêtes mongoles se mettent en branle... De manière
irrésistible, l'Eurasie tombe sous leur domination. Mais les rivalités entre tribus affaiblissent les Mongols,
et l'empire est morcelé entre les descendants de Genghis Khan. À la fin du XVIIe
siècle, les Mongols deviennent vassaux des Mandchous et contribuent à la création de l'empire des Qing.
- Les PNJ Mongols suivent les règles de l'extension Vent des steppes.
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| Q |
Qidan
- Provinces : Sogdiane, Turkestan, Dzoungarie, Tarim, ouest du Tibet (époque Yuan)
- Groupe ethno-linguistique mongol
- Langue autochtone : le qidan. Un PNJ Qidan aura vraisemblablement des notions de mongol
ou de djourtchète.
- Religion : lamaïsme mêlé de chamanisme
- Société tribale gouvernée par une aristocratie guerrière
- Les Qidan pratiquent un pastoralisme nomade extensif.
Au début de l'époque Yuan, les Qidan, originaires de Haute-Asie, fuient devant les
Djourtchètes et fondent un empire à l'ouest de la Chine.
Incorporés ensuite à l'empire de Genghis Khan, ils se mêlent aux peuples turco-iraniens de la région et
disparaissent en tant que nation constituée.
- Les PNJ Qidan suivent les règles de l'extension Vent des steppes.
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| S |
Shan (Dai)
- Provinces : Chine du sud (époque Tang) ; Yunnan, Pays Shan (époque
Yuan) ; Pays Shan, Birmanie (époques Ming et Qing)
- Groupe ethno-linguistique taï
- Langue autochtone : le shan. À partir de l'époque Ming, un PNJ Shan de rang élevé aura
des notions de birman.
- Religion : à l'époque Tang, polythéisme et animisme "primitifs" ; à
partir de l'époque Yuan, bouddhisme hinayanique
- Société féodale
- Les Shan pratiquent la riziculture inondée en plaine, et sur brûlis dans les montagnes ; certains villages
ont des artisans réputés. La pêche est une ressource importante chez les Shan habitant à proximité de lacs.
Au début de l'époque Ming, une partie des Shan fonde le royaume d'Ava dans le nord de la
Birmanie, tandis que le Pays Shan demeure sous l'autorité des chefs traditionnels.
À partir de la fin de l'époque Ming, les Shan de Birmanie tombent sous domination birmane.
- A priori, des PJ Chinois ne rencontreront des PNJ Shan qu'à l'époque Tang,
lorsque les Shan ne se différencient guère des autres barbares du groupe ethno-linguistique taï,
et à l'époque Yuan, lorsque les Shan commencent à quitter le Yunnan envahi par les Mongols.
Certains Shan restent et serviront d'intermédiaires aux marchands chinois essayant de commercer avec la
Birmanie.
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| T |
Tibétains
- Province : principalement Ladakh, Tibet, Sikkim, Bhoutan, mais également sud de l'Amdo et nord du Népal
(toutes époques)
- Groupe ethno-linguistique tibéto-birman
- Langue autochtone : le tibétain, langue divisée en dialectes parfois assez différents selon les provinces,
mais partageant une langue écrite commune. À l'époque Qing, le Bhoutan décide d'élever
son propre dialecte, le dzongkha, au rang de langue littéraire.
- Religion : culte des ancêtres et chamanisme (époque Tang) ; bön
(religion syncrétique tibétaine) et lamaïsme (époques Yuan à Qing)
- Selon les provinces et les époques, la société tibétaine est féodale, théocratique ou pastorale.
- À l'époque Tang, les Tibétains fondent un royaume puissant qui dispute le contrôle de la
Route de la soie aux Arabes et aux Chinois.
À partir de l'époque Yuan, les rivalités entre les différents monastères lamaïques
mettent les Tibétains en état de vassalité vis-à-vis des peuples nomades convertis au lamaïsme, qui se
proclament "protecteurs" de l'une ou l'autre école du bouddhisme tibétain.
Seul le Bhoutan parvient, à l'époque Qing, à demeurer indépendant.
- Les Tibétains peuvent fournir des PNJ mercenaires (tirer leur TAI sur 2d6+6), ou des lamas venus en Chine
pour fonder un monastère ou pour faire connaître les enseignements de leur école.
Certaines tribus tibétaines fournissent des archers redoutables, à pied ou à cheval, qui s'entraînent depuis
l'enfance et qui s'affrontent lors de festivals d'archerie annuels.
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| Y |
Yao
- Provinces : Sichuan (époque Tang) ; Chine du sud (époque Yuan) ;
Dali, Chine du sud, Yunnan (époque Ming) ; Dali, Yunnan, Pays Lao, Dayue, Hainan
(époque Qing)
- Groupe ethno-linguistique miao-yao
- Langue autochtone : le yao.
- Religion : culte des ancêtres et taoïsme de l'école du Maoshan
- Les Yao constituent une société à consensus : les décisions sont prises par une assemblée regroupant les
hommes les plus influents de chaque clan
- Les Yao sont des paysans de tradition nomade. Ils sont implantés sur les pentes les plus hautes (en général
au-dessus de 500 m) et pratiquent les brûlis de forêt.
Ainsi, si les Yao sont présents sur un territoire immense, ils ne sont en réalité pas très nombreux car ils
n'occupent que les reliefs les plus élevés et laissent aux autres peuples, mieux organisés et mieux outillés,
les vallées et les plaines.
- Les Yao peuvent fournir des PNJ colporteurs ou artisans du bois. Dès l'époque Tang, les Yao
reçoivent une charte des autorités chinoises leur conférant le statut privilégie de peuple non-corvéable.
À la fin de l'époque Ming, un groupe de Yao est envoyé sur l'île de Hainan afin de pacifier
les Li.
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Yi
- Provinces : les versants montagneux à la frontière entre le Tibet, le Sichuan et le
Yunnan (toutes époques)
- Groupe ethno-linguistique tibéto-birman
- Langue autochtone : le yi.
- Religion : culte des ancêtres, polythéisme et animisme "primitifs"
Les prêtres yi sont capables de sortilèges puissants grâce à leur syllabaire sacré (magie fondée sur la
puissance de l'écriture).
- Société féodale divisée en trois castes : nobles, hommes libres et esclaves. Les nobles sont de pure
souche yi ; les hommes libres sont d'anciens esclaves affranchis ; les esclaves sont capturés lors de
razzias féroces dans les plaines et les vallées proches des montagnes habitées par les Yi.
- Les Yi sont agriculteurs-éleveurs.
- Comme les Lisu, les Yi se retirent dans leurs villages inaccessibles après chaque razzia.
À la fin de l'époque Qing, grâce à leurs trafics, les Yi parviennent à se constituer un
stock impressionnant d'armes à feu.
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| Z |
Zhuang [Tchouang]
- Provinces : Chine du sud (époque Tang) ; Chine du sud, Dali, nord du Dayue (autres
époques)
- Groupe ethno-linguistique taï
- Langue autochtone : le zhuang. À partir de l'époque Ming, la plupart des Zhuang
sont bilingues zhuang-dialecte chinois.
- Religion : à l'époque Tang, polythéisme et animisme "primitifs" ; à
partir de l'époque Yuan, même religion que les Han
- Société patriarcale
- Les Zhuang pratiquent la riziculture inondée en plaine.
- Les Zhuang sont les descendants des populations autochtones de la Chine méridionale avant qu'elle ne soit
sinisée.
À l'époque Tang, les Zhuang résistent à la progression chinoise mais, à partir de l'époque
Yuan, ils serviront loyalement dans les armées chinoises.
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