Vent des Steppes
L'art de la guerre est indissociable de l'art équestre. D'ailleurs, les Nomades sont les inventeurs de la selle et de l'étrier. Le guerrier nomade est à la base un archer à cheval. Toute la stratégie et la tactique sont basées sur la mobilité du cavalier et son adresse à l'arc.
De plus, ils n'avaient pas besoin de transport ni d'intendance ni de transport de ravitaillement, car ils avaient avec eux des moutons, des vaches, des chevaux (...) Quant aux animaux qu'ils chevauchaient, ils grattaient la terre avec leurs sabots et mangeaient les racines, ignorant tout de l'orge. De la sorte, ils n'avaient besoin de rien faire venir d'ailleurs
(Ibn al-Athir, contemporain de Genghis Khan)
Cette mobilité leur permet de fondre rapidement sur l'ennemi, d'enlever les places, de piller,
et éventuellement de repartir sans être inquiétés.
Car les Tatars sortirent des confins de la Chine et attaquèrent les cités du Turkestan (...) d'où ils s'avancèrent vers les villes de la Transoxiane. Puis une partie d'entre eux passa dans le Khorashan s'emparant de tout, détruisant, massacrant, pillant (...) Puis ils marchèrent sur les villes d'Azerbaïdjan et de l'Arraniyya (...) et tout cela en moins d'une année, chose absolument sans précédent (...) De là ils s'avancèrent dans les pays des Lan et des Lakiz et des diverses nationalités qui vivent dans ce pays (...) Ils firent tout cela dans les plus brefs délais, demeurant sur place le temps que leur progression exigeait mais pas plus.
(Ibn al-Athir, contemporain de Genghis Khan)
De même face à une armée d'invasion, les nomades reculent dans leur immense pays, laissant l'ennemi s'enfoncer profondément dans la steppe, s'éloigner de ses bases, s'affaiblir par attrition. Puis, quand les envahisseurs sont suffisamment démoralisés et diminués, ils fondent sur eux pour leur infliger une terrible défaite et les pousser à une désastreuse retraite. L'art du mouvement et de l'esquive est porté à son sommet.
L'armée est organisée en trois corps : le corps de droite (ouest), le corps du centre et le
corps de gauche (est) : les directions sont repérées en regardant vers le sud.
Les troupes sont organisées en unités de 10 000 (tümen), commandées par des
noyan (ou bagadour).
Les tümen sont subdivisés en milliers, commandés par les chefs des milliers (noyan
de moindre rang), puis par centaines, puis par dizaines. Cette division décimale se retrouve
chez tous les peuples des steppes. C'est donc une organisation très hiérarchisée qui confère à
l'armée une faculté de manœuvre, une cohésion et une discipline surprenante pour des
barbares cruels et sauvages. Cette discipline sera renforcée sous Genghis Khan pour atteindre un
degré de quasi-perfection.
La saison de la guerre commence en automne : les chevaux sont gras, ayant profité de l'été pour se nourrir abondamment.
Les habitants des villes prises sont bien souvent méthodiquement passés au fil de l'épée.
Les habitants de Merv furent alors répartis entre les soldats et les recrues, et chaque homme fut chargé d'exécuter trois cents ou quatre cents personnes...
Juvaïni, Histoire du conquérant du Monde
Sur le champs de bataille, les troupes sont réparties en deux corps : cavaliers légers armés d'arcs, qui harcèlent l'armée adverse en avant et sur les ailes, cavaliers plus lourds au centre, possédant des armures de cuir et de métal et même des chevaux caparaçonnés, capables de charger au sabre ou à la lance (mais ils conservent leur arc qui est l'arme préférée) tandis que les cavaliers légers débordent l'ennemi. Un espace de fuite est généralement laissé à l'ennemi : le massacre des troupes en fuite est plus facile et moins coûteux pour ces cavaliers que la réduction d'un corps encerclé qui n'a d'autre solution que de se battre. Les fuyards tomberont très souvent sur une partie des troupes qui aura manœuvré auparavant pour les prendre au piège et les massacrer consciencieusement. La poursuite peut durer plusieurs jours.
Les Nomades sont patients. Ils sont capables de harceler l'ennemi des heures durant avant de porter le coup final, ou même de partir piller les environs pendant deux ou trois jours avant de trouver le moment favorable. Ils sont extrêmement disciplinés. Tout manquement à la discipline est puni de mort. Ils sont capables de finir une bataille avant de commencer le pillage, qui reste cependant une des motivations premières des guerriers. Sur le champ de bataille, les ordres sont donnés par des tambours, des cors ou des drapeaux.
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Arc composite (30 %) dom 1D8+1 ; portée eff 75 m , portée max 250 m.
Le carquois contient 60 à 80 flèches.
Lance à crochet (10 % montée, 20 % à pied) 1D10+1 (1D6)
Lasso (10 %)
Un jet réussi permet d'immobiliser un adversaire. Un jet de FOR / (TAI + ENC/3)
est nécessaire pour le faire chuter. La FOR est celle du cheval. L'utilisateur du lasso ne
peut rien parer.
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L'armure est le plus souvent réduite au cuir ou à la fourrure (peau de mouton pour les plus pauvres, de loup pour les plus riches PA 2), ou de cuir renforcé (PA 3). Les plus riches peuvent s'équiper d'une armure de cuir recouverte de pièces de métal (PA 4), voire de cotte de maille (PA 6), et caparaçonnent leurs chevaux (AP 3).
Les hommes possédant une armure de métal sont réunis dans les troupes lourdes pour la charge finale.
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Archerie à cheval (10 %).
C'est une compétence à part entière. Elle consiste à combiner un dressage particulier du
cheval, une position et une conduite de la monture adaptée, un assise et une tenue de
l'arc spécifique. Elle permet de tirer sur une cible à partir d'un cheval au galop, située
sur le côté ou même derrière le cheval. Elle est limitée par la compétence équitation ou
arc (la plus faible des deux).
Bökh (w) = lutte mongole.
Les Mongols pratiquent une forme particulière de lutte. Nombre de conflits personnels se
règlent de cette manière. D'un simple jeu consistant à faire toucher à l'adversaire le sol
avec une autre partie du corps que les pieds, elle peut devenir mortelle pour celui dont
on brise le dos.
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Les Mongols ont cependant des lacunes en poliorcétique, lacunes comblées lors de l'invasion de la Chine des Song par l'emploi d'ingénieurs persans et arabes.
Chaque guerrier possède plusieurs chevaux de remonte, lui permettant de parcourir une centaine de km par jour en moyenne. Ce sont des chevaux petits et trapus (1,30 m au garrot), mais extrêmement résistants. Ils sont capables de rester un mois sans manger, et 2 jours sans boire. L'hiver, leur fourrure s'épaissit pour les protéger du froid intense.
Les chevaux sont élevés en troupeaux, dorment dehors en liberté et se nourrissent d'herbe. En
déplacement, ils sont entravés la nuit (il n'y a pas toujours un arbre dans la steppe pour y
attacher un cheval). A l'aïl (campement où est installé le ger), les chevaux qu'on
veut garder à disposition sont attachés à un longe de cuir tendue entre deux piquets.
Les chevaux des pays sédentaires sont élevés au grain (orge, avoine), et ne pourraient pas
supporter longtemps le même traitement que les chevaux des steppes. C'est pour cela que les
chevaux des steppes sont recherchés, notamment par les Chinois.
Enfin, les chevaux ne sont pas ferrés, ne portent pas de nom, sauf pour les plus prestigieux d'entre eux, et sont désignés pas leur robe de manière très précise. Les chevaux pie ayant de grandes taches blanches sur les épaules sont considérés comme favoris des esprits supérieurs (cf. Les Croyances).
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Cheval des steppes
Idem cheval, sauf - 3 à TAI et + 3 aux PdV. Selon la saison, le cheval verra ses caractéristiques changer s'il vit en Mongolie : ► PdV - 2 en hiver (nov, déc, jan, fév) et juin ► PdV - 4 en mars, avril, mai ► PdV normaux sinon Cela est vrai pour tout cheval soumis aux mêmes conditions. Un cheval élevé au grain ne se nourrissant que d'herbe perd 1d3 PdV par mois. De plus, il doit faire un jet sous PdV×5% à la fin de chaque mois. Si l'échec est critique, il meurt. L'inverse est vrai pour un cheval nomade nourri de grains. Par ailleurs, les chevaux des steppes résistent mieux au froid. |
Lors de raids, il n'est donc pas nécessaire pour les nomades de s'encombrer de ravitaillement pour les montures, gardant ainsi une plus grande mobilité que les armées sédentaires même montées.
Il existe plusieurs types de chevaux selon leur fonction :
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Équitation (50 % - 15 % chez les tribus sibériennes)
Permet de mener un cheval, mais aussi de l'évaluer (cheval de guerre, de course, pour la garde des troupeaux, de trait), de l'entretenir, de lui apporter les soins de base, d'entretenir le matériel... Un expert en équitation (90 %) peut dresser un cheval. En compétence-qi, permet de demander des actions exceptionnelles à son cheval (ne pas bouger d'un poil durant des minutes, faire des volte-face, esquiver...)
Acrobaties à cheval (w) (05%)
Élevage [chevaux] (15 %)
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Ils existe 3 compétences considérées comme "nobles", qui donnent lieu à des concours devant la foule des guerriers rassemblés : l'équitation, la lutte et le tir à l'arc.
Écoles de combat
De tels hommes sont complètement dévoués à la protection de leur Khan. Devenus assez puissants, ils peuvent éventuellement réclamer le khanat s'ils sont d'origine suffisamment noble.
Il existe aussi une école de chamanisme, développée dans le chapitre suivant.